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Mon enfant a deux mamans : comment lui donner les mots pour en parler ?

Votre petit bout a deux mamans : cette famille est la sienne, joyeuse, entière. Pourtant, un matin, une question surgit à la cour de récré. Ou dans la bouche d’un inconnu. Ou sur le formulaire de rentrée. Et soudain, vous vous demandez : a-t-il les mots pour y répondre ? Cet article est fait pour vous aider à l’accompagner dans ses réparties, avec douceur, sans en faire un combat, juste pour qu’il avance avec fierté.

Un enfant qui court sur la plage avec ses deux mamans.

Et si on créait son propre livre ?

 

Avant les réparties, avant les conseils, avant les albums, il y a le livre de naissance personnalisé Bam Badam. Parce que le meilleur outil pour qu’un enfant parle de sa famille avec naturel, c’est d’abord qu’il connaisse son histoire, racontée avec des mots d’enfants, vos prénoms et tous les détails qui n’appartiennent qu’à votre famille extraordinaire.

 

Quand votre enfant tient entre les mains un album qui lui raconte 

 

  • comment il est arrivé dans ce monde,
  • comment ses deux mamans l’attendaient,
  • comment leur amour a tout mis en mouvement.

 

Il n’a plus besoin de chercher ses mots. Il les a. Ils sont là, imprimés, illustrés, gages d’une histoire d’amour qui a commencé dès que ses deux mamans l’ont imaginé.

 

Je crée le livre personnalisé de mon enfant

 

Pourquoi préparer son enfant… sans en faire un problème ?

Commencer à en parler à la maison, dès le plus jeune âge

Il y a une ligne très fine à tenir. À trop préparer, vous risquez de transmettre une anxiété que votre enfant ne ressent pas encore. Pas assez, il peut se retrouver démuni face à une question qu’il n’avait pas anticipée. 

L’enjeu n’est pas de l’armer contre le monde, mais de lui offrir une aisance tranquille, celle de quelqu’un qui connaît son histoire et sait qu’elle est belle.

 

Lui montrer l’exemple en répondant aux questions face à l’enfant, avec calme et pédagogie ou humour

Les mots qu’on répète à la maison sont ceux qu’on retrouve, naturellement, quand on en a besoin ailleurs. Plus votre petit aura entendu son histoire racontée avec naturel et tendresse à la maison, au fil des bains, des dîners, des soirs de lecture, des questions impromptues, plus ce récit lui appartiendra pleinement.

Pas besoin de grands discours. Les enfants intègrent par accumulation et par mimétisme. La familiarité avec son histoire est la meilleure des préparations.

 

Pour aller plus loin sur la manière d’aborder ces conversations selon l’âge de votre enfant, découvrez aussi notre article : 8 conseils pour raconter son histoire extraordinaire à son enfant.

 

Mon enfant a deux mamans : que répondre aux questions dans la cour de récré ?

Les enfants posent des questions avec une franchise qui peut surprendre et parfois désarmer. Ce n’est jamais de la malveillance, mais de la curiosité un peu brute, sans filtre. Votre bout de chou a tout à gagner à avoir quelques réparties toutes prêtes qui lui permettent de répondre et de passer à autre chose.

 

« C’est laquelle ta vraie maman ? » 

C’est sans doute la question la plus fréquente, et l’une des plus déstabilisantes. Derrière elle se cache une incompréhension sincère : celle de la maman biologique. Mais sa formulation peut donner l’impression que l’une des deux mamans est « moins légitime » que l’autre. Ce que votre fille ou votre fils ressent souvent, c’est que quelqu’un efface une partie de sa famille.

 

La bonne nouvelle : cette question a des réponses simples, et on peut en parler ensemble à la maison, sans en faire un sujet. Quelques formulations qui peuvent lui venir naturellement :

 

  • « Les deux sont mes vraies mamans. »
  • « J’en ai deux, c’est deux fois mieux ! »
  • « Les deux. Et elles font toutes les deux des super crêpes. »

 

« C’est pas possible d’avoir deux mamans » 

Celle-là, votre enfant peut la désamorcer avec la plus grande simplicité : « Ben si, regarde, moi, j’en ai deux. » Pas de long discours. La confiance tranquille est souvent suffisante pour clore le sujet. Les enfants n’insistent généralement pas face à une réponse assurée.

 

Si votre bambin a envie d’en dire plus : « Il y a plein de familles différentes. Certains ont deux papas, certains ont un seul parent, et moi j’ai deux mamans. » Sobre, sans justification. Parce qu’il n’y a rien à justifier. Et que l’amour suffit.

 

« C’est qui ton papa ? »

Cette question peut surprendre parce qu’elle part d’un postulat : tout le monde a un papa. Votre enfant n’a pas à entrer dans les détails médicaux d’une PMA s’il ne le souhaite pas. Il peut simplement répondre : « Moi, j’ai pas de papa. J’ai deux mamans. » et continuer à jouer.

 

S’il veut expliquer davantage : « J’ai été fait avec l’aide d’un monsieur très gentil, un donneur. Mais mes parents, c’est mes deux mamans. » Adaptez le vocabulaire à son âge et à ce qu’elle a envie de partager. Elle n’a aucune obligation à tout raconter.

 

« Comment tu as été fait ? »

Voilà une question qui appelle une réponse adaptée à l’âge de celui qui la pose autant qu’à celui de votre enfant. 

 

Pour les tout-petits, une image suffit : « Mes mamans voulaient tellement un bébé qu’elles ont demandé de l’aide à des médecins, et moi je suis arrivé ! ». 

Pour les plus grands, on peut aller vers un peu plus de précision : expliquer la PMA, nommer le don de spermatozoïdes, parler du donneur avec les mots qui correspondent à votre histoire : « un monsieur très généreux », « Monsieur Graine », ou simplement « un donneur ».

 

Ce que votre enfant doit retenir : sa naissance est une histoire d’amour et de désir de fonder une famille. Il peut le dire comme ça, et c’est suffisant.

 

« Pourquoi tu les appelles toutes les deux “maman” ? »

Parce que ce sont ses deux mamans, tout simplement. 

Votre enfant peut répondre avec le même naturel : « Parce que ce sont toutes les deux mes mamans. » 

Si dans votre famille, il utilise des appellations différentes (Maman et Momie, Maman et Mamoune, Maman Ca et Maman Li, en fonction de votre prénom à chacune), il peut aussi l’expliquer avec fierté : « J’en appelle une Maman et l’autre Mamoune, comme ça je sais toujours qui chercher ! ». Et ça devient même un super pouvoir dans la cour de récré, savoir deux mamans pour soi tout seul !

 

 

Quand la question vient d’un adulte

Les questions des adultes sont souvent plus déstabilisantes que celles des enfants parce qu’elles viennent de personnes censées savoir, et parce qu’elles peuvent être formulées avec moins d’innocence. Votre enfant n’a pas à y répondre seul. Mais si il est présent, il observera comment vous les traversez.

 

Les questions des autres parents à la sortie de l’école

 

« Mais alors, qui est la vraie maman ? », « Et le père, il est où ? », « C’est son papa qui a les yeux vert comme ça ? »… Ces questions, souvent maladroites plutôt que malveillantes, arrivent parfois à l’improviste : devant la grille, pendant la kermesse, au moment de fixer une date de goûter d’anniversaire…

 

La meilleure chose que vous puissiez faire pour votre doudou : répondre avec aisance, sans vous étendre. Votre légèreté lui enseigne que ces questions ne méritent pas qu’on s’y attarde. Un sourire, une réponse courte, et on passe à la suite. 

 

Votre enfant, qui regarde et écoute, intègre : cette question a une réponse simple. Et la vie continue.

 

Les remarques des inconnus

Quand un inconnu s’invite dans l’histoire, c’est plus particulier : la remarque arrive sans prévenir, dans des espaces publics où on ne choisit ni le moment ni l’audience. À la caisse du supermarché, chez le médecin, dans le train. Votre fille ou votre fils est là, il entend, il regarde.

 

C’est précisément dans ces instants-là que votre aisance est la plus précieuse. Pas parce qu’il faut donner le change, mais parce qu’une réponse posée, sans argumentation excessive, lui montre que cette remarque n’a pas de prise sur vous. il apprend ainsi que sa famille ne nécessite ni défense ni justification. 

 

Quand c’est l’école qui pose question

L’école est un terrain particulier. Les questions n’y sont pas toujours posées par des enfants curieux ou des adultes maladroits. Parfois, c’est l’institution elle-même qui, sans le vouloir, oublie que certaines familles ne rentrent pas dans ses cases habituelles.

 

L’arbre généalogique et la fête des mères

Le dessin de sa famille, l’arbre généalogique, les cadeaux de fêtes des mamans et des papas : autant d’exercices scolaires pensés pour une configuration familiale qui n’est pas celle de votre poupée ou petit prince. Ces moments peuvent mettre votre enfant dans une position inconfortable : non pas parce que sa famille pose problème, mais parce que le cadre n’a pas encore pensé à lui.

 

Une chose fait toute la différence : en parler en amont avec les enseignants. Un échange simple en début d’année permet souvent d’éviter les situations délicates : « Notre fille/fils a deux mamans, il peut y avoir des moments où les exercices standards ne s’y adaptent pas, on compte sur vous pour trouver des solutions ensemble.». Beaucoup d’enseignants sont heureux de s’adapter dès qu’on leur en donne l’occasion. Et si la fête des mères devient la fête des parents dans la classe de votre petit, tous les enfants y gagnent.

 

Quand la paperasse oublie les familles avec deux mamans

Vous la connaissez bien cette case « nom du père », fidèle à une époque qui n’est plus tout à fait la nôtre. Les formulaires scolaires, médicaux ou administratifs posent souvent ce cadre ancien et disons-le, un peu rigide, sans jugement pour autant, mais sans avoir prévu non plus toutes configurations familiales possibles.

Des associations militent pour que ces documents évoluent vers des formulations plus inclusives : « parent 1 / parent 2 » plutôt que « père / mère ». En attendant, remplissez ces cases à votre façon, n’hésitez pas à raturer, remplacez le P par le M pour que Père devienne Mère, par exemple. Et si votre enfant vous demande pourquoi il y a écrit « père » alors qu’il n’en a pas : « Ce formulaire n’a pas encore pensé à toutes les familles. Nous, on met nos deux prénoms et c’est très bien comme ça. »

 

 

3 albums pour grandir avec deux mamans et savoir en parler

Les livres font ce que les conversations ne font pas toujours : ils montrent, ils normalisent, ils donnent des mots sans qu’on ait à les chercher. Voici trois albums soigneusement choisis, pour leur héros, pour leur ton, pour ce qu’ils apprennent aux enfants sur leur propre famille.

 

Mes deux mamans de Bernadette Green (dès 4 ans)

Elvi a deux mamans. Son ami Nicolas lui pose la question fatidique : « C’est laquelle ta vraie maman ? » Et Elvi répond avec patience et humour, avec une poésie légère qui désamorce tout. Elle multiplie les indices farfelus et merveilleux, prouvant par l’absurde que ses deux mamans sont tout aussi vraies l’une que l’autre.

C’est l’album parfait pour inventer ensemble les réponses aux remarques de la cour de récré. 

 

Soutenu par Amnesty International, illustré avec douceur et chaleur. Un incontournable.

 

Découvrir Mes deux mamans chez Talents Hauts

 

 

La Voie bleue de Caroline Fournier (dès 3 ans)

Lila a des superpouvoirs. À chaque sortie avec ses deux mamans, une aventure extraordinaire l’attend. Cette fois-ci, c’est un monstre de pollution qui a envahi la rivière : Lila va devoir le déloger. 

Fable écologique et fantastique, récit de courage et d’amitié : les deux mamans de Lila sont là, en arrière-plan, comme une évidence.

C’est précisément ce qu’on aime dans cet album : la famille de Lila n’est pas le sujet, elle est le décor. Et ce décor-là, votre fille le reconnaîtra avec un sourire. La maison d’édition On ne compte pas pour du beurre a été fondée par deux mamans qui voulaient que leur fille se retrouve dans les livres qu’elle lisait. Et on le ressent de toute notre âme.

 

Découvrir La Voie bleue chez leslibraires.fr

 

 

Ma maman m’a portée dans son cœur d’Elsa Kadadouche  (dès 1 an)

Il y a mille et une façons de porter son enfant. Sur ses épaules, en écharpe, au creux de ses bras… et dans son cœur, avant même la naissance. Écrit par une mère qui n’a pas porté son enfant dans son ventre, cet album raconte la maternité dans toute sa beauté, au-delà de la grossesse.

 

Pour les familles où l’une des deux mamans n’a pas porté l’enfant, ce livre est un cadeau rare : il valide, il nomme, il embrasse. Et il dit à l’enfant que d’être portée dans le cœur, c’est peut-être la façon la plus essentielle de naître au monde.

 

Découvrir Ma maman m’a portée dans son cœur chez Pas pour du beurre

 

Pour explorer d’autres albums qui mettent en scène les familles avec deux mamans, vous pouvez aussi parcourir notre sélection : 7 livres essentiels pour les enfants nés avec deux mamans.

 

 

Votre enfant a deux mamans et il a maintenant des mots pour le dire, des réponses pour les questions curieuses, des livres pour se reconnaître et un album qui lui raconte son histoire. 

Ces outils ne la protègeront pas de toutes les maladresses du monde. Mais ils lui donneront quelque chose de plus précieux encore : la certitude que son histoire est belle, que sa famille est entière, et qu’il n’a rien à expliquer ni à défendre. 

 

Juste à vivre, pleinement. Pour lui offrir ce socle durable, le livre de naissance personnalisé Bam Badam est là.

 

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"Le meilleur cadeau de naissance du monde !" France Inter

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