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Accompagner le deuil périnatal : trouver sa juste place auprès des parents endeuillés

Un proche vient de perdre son bébé et vous peinez à trouver les mots justes ? Rassurez-vous : accompagner le deuil périnatal, ce peut être, simplement, une présence douce et sincère. Le 15 octobre, journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, des bougies s’allument partout pour les tout-petits partis trop tôt. Et si c’était le moment d’oser être spontané, sans chercher les termes parfaits (qui n’existent pas) ? Dans cet article, découvrez les paroles qui apaisent, les gestes qui soutiennent et les attentions délicates envers les parents, bien après les premières semaines.

Une affiche pour accompagner le deuil périnatal en douceur.

Que dire à des parents qui ont perdu leur bébé ?

Face à la perte d’un bébé, beaucoup de proches se taisent. Par pudeur, par peur de raviver la douleur, par crainte de mal faire. Pourtant, ce silence résonne souvent plus fort que n’importe quelle maladresse. Pour le ou les parents, il peut laisser croire que leur enfant n’a pas compté. Mieux vaut des mots hésitants et des gestes empruntés qu’un retrait blessant et source de mauvaises interprétations. 

 

 

Les mots qui apaisent : nommer l’enfant, reconnaître ce qui est arrivé, accueillir ce qui se dit

 

Si le bébé a reçu un prénom, prononcez-le. Ce prénom, les parents l’ont choisi, murmuré, parfois brodé sur un body. L’entendre dans la bouche d’un proche, c’est sentir que leur enfant existe aussi pour les autres. Parlez de lui comme de leur fils, de leur fille, de leur tout-petit.

Inutile de chercher la formule parfaite. Quelques phrases simples suffisent, à voix haute comme dans un SMS ou sur une carte :

 

  • « Je pense à vous et à [prénom]. » ;
  • « Je ne sais pas quoi dire, mais je suis là. » ;
  • « Si vous avez envie de parler de lui/d’elle, comptez-sur moi. »

Puis, surtout, écoutez. Les parents ont bien souvent besoin de raconter, encore et encore : les heures à l’hôpital, la rencontre, l’au revoir. D’autres fois, ils préfèrent se taire, pleurer ou s’emporter. Tout cela a sa place. Votre rôle n’est pas de réparer leur chagrin, mais de l’accueillir sans le juger.

 

 

Les phrases qui peuvent blesser, même avec les meilleures intentions

 

Certaines formules viennent d’un cœur sincère et résonnent pourtant lourdement :

 

  • « Vous êtes jeunes, vous en aurez d’autres. »
  • « C’était peut-être mieux ainsi. »
  • « Il faut tourner la page. »

Pourquoi font-elles si mal ? Parce qu’elles minimisent la perte, comme si ce bébé pouvait être remplacé, parce qu’elles cherchent un sens là où les parents n’en voient aucun, parce qu’elles pressent un deuil qui a besoin de temps. Un enfant ne se remplace pas, et l’apaisement ne se commande pas.

L’une de ces phrases vous a échappé ? Ce n’est pas irréparable. Vous pouvez y revenir simplement : « L’autre jour, j’ai dit quelque chose de maladroit. Je voulais vous soutenir et je n’ai pas trouvé la bonne façon. » Ce petit pas suffit souvent à renouer le fil.

 

 

Soutien aux parents endeuillés : des gestes plutôt que des discours

 

Après la perte d’un nourrisson, les parents traversent plus que le deuil périnatal : les démarches administratives s’invitent alors que le chagrin les submerge, que la fatigue pèse au fil des nuits sans sommeil. Dans ce brouillard, un geste concret vaut souvent mille discours. Le soutien aux parents endeuillés passe aussi par ce qui ne nécessite aucun mot. 

 

 

Une aide concrète, proposée sans pression

 

« N’hésite pas si tu as besoin de quoi que ce soit. » : c’est généreux, mais cela laisse aux parents la charge de demander. Quand on est à terre, solliciter de l’aide ressemble à une montagne. Mieux vaut proposer quelque chose de précis :

 

  • un plat déposé devant la porte, sans obligation d’ouvrir ;
  • les courses de la semaine ;
  • la garde des aînés pour un après-midi ;
  • une pile de linge lavée et repassée ;
  • un trajet vers un rendez-vous.

Et si la réponse est non ? Acceptez-la sans insister, et proposez à nouveau plus tard. Un détail compte aussi beaucoup : ne touchez pas aux affaires du bébé ni à sa chambre, s’il en avait déjà une, sauf si les parents vous le demandent. Ranger trop vite, c’est risquer d’effacer des souvenirs qu’ils ne sont pas prêts à quitter.

 

 

Accompagner le deuil périnatal dans la durée 

 

Les premiers jours, les messages affluent. Puis, au fil des semaines, le téléphone se fait plus silencieux. C’est souvent là que le vide se creuse : le monde reprend sa course, alors que le chagrin des parents, lui, reste entier.

 

Accompagner le deuil périnatal, c’est aussi penser aux dates sensibles. 

 

  • La date prévue de l’accouchement.
  • L’anniversaire de la naissance ou du départ.
  • La fête des mères ou des pères.
  • Les faire-part reçus pour annoncer les naissances qui ont abouti. 

Un simple « Je pense à vous aujourd’hui » peut adoucir une journée redoutée.

 

Le 15 octobre, journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, une vague de lumière parcourt le monde : à 19 h, chacun allume une bougie pour chaque bébé qui n’a pas pu rester. Allumez la vôtre, et dites-le-leur. Leur enfant brille aussi dans vos pensées.

 

Et si, des mois plus tard, la douleur semble tout envahir, vous pouvez glisser le contact d’une association spécialisée ou d’un professionnel formé au deuil périnatal. Proposer, sans jamais imposer.

 

 

Quand un bébé arc-en-ciel s’annonce : offrir un livre pour raconter toute l’histoire

 

Un jour, peut-être, une nouvelle grossesse s’annonce. On parle alors de bébé arc-en-ciel : celui qui arrive après l’orage. Pour les parents, la joie se mêle à l’appréhension : chaque échographie se vit le souffle suspendu, chaque semaine franchie devient une petite victoire.

 

Votre rôle ? Vous réjouir avec eux, sans effacer le bébé d’avant. Ce nouvel enfant n’en remplace aucun autre. Plutôt qu’un « Enfin, vous allez pouvoir passer à autre chose », préférez un simple : « Quelle belle nouvelle. Je pense aussi à [prénom]. »

 

C’est peut-être le moment d’offrir le livre de naissance personnalisé Bam Badam. Grâce au bon cadeau, les parents le créeront quand ils se sentiront prêts, une fois leur bébé arc-en-ciel dans les bras. Ce livre racontera au nouvel enfant l’histoire de sa famille, toute son histoire. Le bébé parti avant y garde sa place, dans le texte comme dans l’illustration, sous la forme d’une petite étoile qu’on oubliera jamais. Et pour trouver le ton juste le moment venu, nos conseils pour raconter son histoire extraordinaire à son enfant leur donneront de précieux repères. 

 

Petit plus : il existe une affiche Petite étoile, avec ou sans prénom, à offrir aux parents pour les soutenir. Et avec le code ETOiLES, une réduction de 10€ vous est offerte tout le mois du deuil périnatal !

 

 

J’offre un bon cadeau pour le livre Bam Badam 

 

 

Après une fausse couche : accompagner le deuil périnatal, quel que soit le terme 

 

On parle souvent de fausse couche. Chez Bam Badam, nous préférons dire grossesse arrêtée, car dans cette grossesse, rien n’était faux : ni l’attente, ni les projets, ni l’amour déjà immense pour ce tout-petit.

 

Cette perte est fréquente, ce qui n’enlève en rien la douleur qu’elle engendre, d’autant plus quand elle est vécue dans le silence. Parfois, la grossesse n’avait pas encore été annoncée. L’entourage ne sait rien, et les parents traversent l’épreuve seuls, en continuant à sourire au bureau ou aux repas de famille.

 

Le chagrin ne se mesure pas en semaines. Une grossesse arrêtée à huit semaines peut laisser un vide immense. Gare aux phrases qui réduisent la perte : « C’était tôt », « C’est la nature », « S’il est parti, c’est qu’il n’était pas viable ». D’autant qu’elles sont parfois, aussi prononcées par le corps médical.

 

Les repères restent les mêmes : nommer ce qui est arrivé, proposer une présence, laisser toute leur place aux émotions. Sans oublier l’autre parent ou le co-parent, qui traverse lui aussi cette perte, souvent sans qu’on lui demande de ses nouvelles.

 

 

 

 

Le père, l’autre maman, le co-parent, la fratrie : chaque deuil compte

 

Après le décès du bébé, les regards se tournent naturellement vers la personne qui l’a porté. Mais le parent qui ne l’a pas porté a perdu son enfant, lui aussi. On lui demande souvent des nouvelles de l’autre, rarement des siennes. Une question toute simple peut tout changer : « Et toi, comment tu vas ? »

 

Pour une maman solo, l’entourage forme souvent le premier cercle. Si vous êtes sœur, ami, oncle ou cousine : votre présence devient un appui précieux au quotidien, dans les jours de tempête comme dans les jours plus calmes.

 

Les grands-parents, eux, vivent un double chagrin. Ils pleurent leur petit-enfant et souffrent de voir leur propre enfant traverser cette épreuve. Leur peine mérite, elle aussi, une écoute attentive. 

 

Enfin, les frères et sœurs vivent ce deuil à leur manière, avec leurs questions, leurs silences, et parfois leurs jeux. Pour leur en parler avec douceur, notre sélection de 4 livres pour évoquer le deuil périnatal peut vous guider.

 

 

 

 

Au fond, accompagner le deuil périnatal ne se résume pas à connaître les phrases parfaites, qui n’existent pas : il s’agit d’être là, simplement, et de rester présent dans la durée. Chaque proche qui ose en parler aide aussi à lever le silence qui entoure encore ces deuils, pour d’autres familles, demain. 

Et si, un jour, un bébé arc-en-ciel vient éclairer leur foyer, offrez-leur le bon cadeau Bam Badam : de quoi raconter toute leur histoire, avec la petite étoile qui veille sur eux. 

© 2026 - Bam badam.
Tous droits réservés.

"Le meilleur cadeau de naissance du monde !" France Inter

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